Ce spectacle a été annoncé le samedi
14 mars 2008 lors de l'émission de Michel DRUCKER en direct de Bruxelles
BREL
Un projet très
ambitieux avec Vallée et Cie
Pierre Stembert raconte que l’idée est née dans une
discussion avec Jean-François Istasse lors des soirées consacrées aux 40
ans de chanson de Jean Vallée. Le principe, dit-il est, une fois encore,
de
surprendre le public.
Lors d’une rencontre à Paris avec Jean(Vallée) nous
avons décidé d’inventer un nouveau spectacle autour des chansons de
Brel. Pour ce faire j’ai fait appel à des gens avec lesquels je
m’entends bien.
Avec lesquels on peut facilement mettre tout à plat
sans arrière-pensée.
Très vite avec Jean-Pierre Haeck et Antoni Sykopoulos
(Beatles anthology, Rapsat forever, Les Triomphes de la musique, La
Mélodie du bonheur) nous avons habillé le concept : une quinzaine de
musiciens
au sein desquels nous installerons une section
rythmique, un accordéoniste qui permettront aux 3 chanteurs d’évoluer
dans le répertoire du Grand Jacques.
Ces trois chanteurs sont : Jean Vallée, Eddy Barsky
et Didier Maréchal.
Jean Vallée qui vient de célébrer ses
40 ans de scène, est, comme Brel, auteur-compositeur-interprète. Il
connaît parfaitement de répertoire. De son vrai nom Paul Goeders, il est
né à Verviers (Hodimont)
en 1941 dans une famille de six enfants. En 1966, il gagne le Prix
de la chanson française à Spa avec Sur les quais et il remporte le Prix
de la presse à la Coupe d’Europe du tour de chant à Knokke.
En 1967, il représente la Belgique au Festival de Rio ou Jacques Brel
fait partie du jury.
En 1969, il enregistre son premier
album chez Philips. Juliette Gréco le choisit comme vedette américaine
de son tour de chant à la Tête de l’Art à Paris. Vallée passera aussi à
l’Olympia en compagnie de
Nicoletta, il sera Javert dans Les
Misérables de Hossein, tournera avec Annie Cordy, présentera La Bonne
étoile, une émission de variétés à la RTBF. En 1970 il représentera la
Belgique à l’Eurovision avec
Viens l’oublier et Nana Mouskouri
chantera une de ses compositions, La Vague partout dans le monde.
Eddy Barsky est issu de la génération Salut Les Copains A 19 ans,
il connaissait l’existence de Jacques Brel. Il se souvient très bien de
sa tournée d’adieu : Lorsqu’il est passé à Liège, ce fut phénoménal
dit-il. Mais, à la vérité, je ne savais quasiment rien des chansons de
Brel. Et puis, un soir de 1972, je suis allé voir le spectacle de Sylvie
Vartan à l’Olympia. Elle y chantait Ne me quitte pas et j’étais
bouleversé.
Le lendemain, de retour à Liège, je me suis précipité chez un disquaire.
J’ai acheté les 45 tours dans la version de Brel. Il y avait, à
l’époque, quatre chansons par disque. Il se trouve qu’un mois plus tard,
j’ai
appris que Brel tournait un film, Far West, dans un charbonnage de
Herstal. Juste à côté de Liège. J’étais jeune journaliste. Je me suis
infiltré sur le plateau et j’ai passé une journée à regarder Jacques
Brel
au travail. Souvent, il venait vers moi pour s’excuser de n’avoir pas
plus de temps à me consacrer. Pensez ! Moi, j’étais ravi. Quelques
semaines plus tard, je commençais mon service militaire. A l’armée,
on pouvait acheter les albums quatre fois moins chers que dans le civil.
J’en ai profité pour faire le plein d’albums de Jacques Brel. Et comme
tous ceux de ma génération, je garderai éternellement une certaine
frustration de n’avoir jamais vu Brel sur scène.
Quand à Didier Maréchal,
Pierre Stembert lui a proposé de relever le défi. Je sais, dit le
Directeur de théâtre, que la voix de Didier et sa manière d’aménager
l’interprétation apportera un plus dans le
spectacle. Didier Maréchal travaille
régulièrement avec Pierre Stembert. On l’a vu et on le verra dans
plusieurs productions.
Le spectacle sera belge à 100% :
· Il s’installe dans le répertoire d’un grand
auteur-compositeur-interprète belge,
· Il sera interprété par des artistes wallons dont un qui a 40
ans de carrière,
· Il sera dirigé par un chef d’orchestre originaire de Dolhain,
dont la réputation internationale n’est plus à faire,
Le spectacle se compose d’une trentaine de chansons, entendues lors des
différents Olympia de Brel. Cette sélection est caractéristique de
l’œuvre de Brel et illustre ses thèmes phares de l’auteur :
l’amitié,
la beauté, l’enfance, la mort (le Moribond, A mon
dernier repas), les relations hommes-femmes et la haine des valeurs
bourgeoises…
Les artistes seront, généralement,
seuls en scène mais il est néanmoins prévu quelques morceaux à deux et
à trois. Un certain nombre de surprises surprendront le spectateur.
C’est ainsi qu’on verra Antoni
Sykopoulos abandonner son piano pour
interpréter, avec Jean Vallée, le célèbre duo de l’Homme de la Mancha.
Au gré du déroulement de la soirée, des figurants, comédiens et danseurs
viendront renforcer l
es images de la mise en scène et en
lumière.
BREL POUR TOUJOURS.
Jacques Brel était un passionné avec des racines
flamandes et francophones. Il préférait la chanson à une carrière toute
tracée d’homme d’affaires au sein de la cartonnerie familiale. Après
s’être fait remarqué
dans des cabarets de Bruxelles, il fut engagé, en
septembre 1953, aux Trois Baudets, le célèbre cabaret parisien.
On peut écrire que c’est la chanson Quand on n’a que
l’amour qui l’a vraiment consacré.
Son expression scénique devint beaucoup plus forte et
convaincante quand, sur les conseils de son chef d’orchestre et
arrangeur François Rauber, il abandonna son image de chanteur à la
guitare. Quasiment
au même moment ses textes ont pris une force critique
et corrosive qu’il exprime avec une passion et une sincérité qui
n’excluent ni la tendresse, ni la lucidité.
Enfin reconnu comme un des plus grands
auteur-compositeurs-interprètes de son temps, Brel va mener une carrière
éblouissante, dont les grandes pages s’écriront désormais à l’Olympia,
en 61, 64 où la
création d’Amsterdam fait un triomphe puis en 1966 un
peu avant ses adieux définitifs à la scène.
Jacques Brel abandonne la scène, en pleine gloire, en
1967. Il se tourne alors vers le cinéma, souvenez-vous de : Mon oncle
Benjamin, L’Aventure c’est l’aventure, Les Risques du métier,
l’Emmerdeur… I
l écrit aussi une comédie musicale : L’Homme de la
Mancha
On le retrouvera aux Marquises, où malade mais
apaisé, il passe les trois dernières années de sa vie. Après avoir, en
1977, enregistré un ultime album en forme de testament, qui s’est vendu
à 2.000.000
d’exemplaires en quelques mois, il mourra d’un cancer
du poumon en 1978.
